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L’importance de l’alimentation post-partum



J’ai rencontré le Docteur Delphine Lamireau, pédiatre au CHU de Bordeaux et responsable des lactariums de Bordeaux et Marmande. Cette rencontre, à l’occasion d’un rendez-vous médical pour mon fils alors âgé d’un mois, fut décisive lors de la création du concept Célanne. Nous avons eu la chance de bénéficier de ses connaissances scientifiques pour co-créer nos recettes. L’objectif de Célanne est triple : régaler les jeunes mamans, leur permettre de mieux récupérer après l’accouchement, et enfin, mettre toutes les chances de leur côté pour mener à bien leur projet d’allaitement en choisissant une alimentation adaptée. Voici un résumé de ses tips nutrition lorsqu’on vient de mettre au monde un (ou plusieurs !) enfant(s) :

Pendant le post-partum et notamment au cours de l’allaitement, il est important de bien manger sur le plan nutritionnel, mais cela doit rester avant tout un plaisir.

En allaitant, la jeune maman brûle environ 500 calories par jour. Cela va contribuer à la perte progressive des réserves de graisse constituées durant la grossesse. Attention toutefois à ne pas maigrir trop vite, au risque de libérer les toxines dans le lait maternel. Les toxines se logeant dans les graisses, il est déconseillé de faire un régime lorsqu’on allaite. La perte de poids se fera naturellement pendant les six mois qui suivent l’accouchement.

Il faut donc manger normalement sachant que consommer des produits bio est l’idéal. Prévoyez quatre repas par jour : un petit déjeuner, un déjeuner, une collation et un dîner.

Une alimentation variée +++ est essentielle pour couvrir tous ces besoins, permettre à son corps de récupérer de l’accouchement et donner le meilleur à son bébé si on l’allaite. On fait le plein de vitamines en consommant des fruits et légumes de saison, si possible bio ainsi que des féculents complets bio (riz, pâtes, pain… ).

On n’hésite pas à se ruer sur les acides gras essentiels tels que les omégas 3 d’origine végétale comme l’huile de colza, l’huile de lin, l’huile de noix, les oléagineux et d’origine animale comme le saumon, le maquereau et les sardines… Privilégiez les petits poissons. On peut tout à fait consommer du lait cru et des crustacés, cela n’est plus contre-indiqué comme lors de la grossesse. En effet, il n’existe plus de risque de transmission de listériose de la maman au nouveau-né.

Plus la maman va manger varié, plus son lait aura un goût varié et moins le bébé aura des difficultés à se diversifier puisqu’il aura eu accès à toute une palette gustative.

Les carences les plus fréquentes sont les suivantes : fer, vitamines D et K, calcium, iode (oligo élément indispensable qu’on trouve dans les crustacés, poissons, œufs, produits laitiers, céréales, sel iodé). Les mamans véganes sont souvent carencées en vitamine B12 car elle est totalement absente du monde végétal. Il faudra penser à une supplémentation en vitamines si elles souhaitent rester véganes pendant l’allaitement.

Si on ne tolère pas le lactose ou si Bébé est allergique aux protéines de lait de vache, on opte pour des boissons végétales enrichies en calcium.

Limiter la consommation de café et de thé ainsi que les phyto œstrogènes comme le soja. Éviter les graisses saturées et les produits transformés industriels.

Enfin, il est important de s’hydrater en buvant sans se forcer 1,5 L de boisson par jour. Pour varier les plaisirs, on peut opter pour des tisanes bio et sans arôme à consommer chaudes ou froides. Certaines tisanes contiendraient même des boosters de lactation. C’est le cas du fenouil, du fenugrec, de l’anis et du carvi.

En conclusion : les Mamas, prêtez une attention toute particulière à votre alimentation, mais surtout, faites-vous plaisir ! Cela contribue à sécréter de l’ocytocine, cette hormone du plaisir qui stimule la production de lait et connue pour son rôle dans l’attachement mère-enfant.

A très vite

Amélie, Team Célanne

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